Le marché, avec ses sources
Tout le monde vous dira que la population vieillit. C'est vrai, et ça ne suffit pas à décider d'investir 70 000 €. Les questions utiles sont ailleurs : combien de personnes, où, et surtout qui ira chez elles.
Chaque chiffre ci-dessous porte sa référence. Vous pouvez les vérifier, et vous devriez : nous en avons nous-mêmes retiré plusieurs de ce site en les vérifiant.
Six chiffres, et d'où ils viennent
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2,03 million de seniors en perte d'autonomie, 2,66 millions en 2040
2,03 million de seniors étaient en perte d'autonomie en 2021, ils seraient 2,66 millions en 2040. Sept sur dix vivent à domicile.
Insee Première n° 2078, octobre 2025, à partir des données Insee et DREES, GIR 1 à 4, France entière
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De 1,49 million de personnes à domicile en 2025 à 1,85 million en 2035
Les personnes vivant à domicile et ayant besoin d'une aide à l'autonomie passeraient de 1,49 million en 2025 à 1,85 million en 2035.
Cour des comptes, La réforme des services autonomie à domicile, juillet 2026
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Trois Français sur quatre refusent l'établissement
Trois Français sur quatre ne souhaitent pas vivre en établissement en cas de perte d'autonomie. Ils étaient un sur deux en 2001. Chez les 65 ans et plus, la proportion descend à 69 %.
DREES, Études et Résultats n° 1348, septembre 2025, enquête menée en 2023 auprès de 4 000 personnes
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150 000 à 200 000 professionnels à recruter
Le secteur aura besoin de 150 000 à 200 000 professionnels supplémentaires d'ici 2050, et la demande d'accompagnement à domicile progresserait de plus de 60 % sur la même période.
DREES, Études et Résultats n° 1365, février 2026
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25,9 % de la population a 65 ans ou plus dans le rural très peu dense
Dans le rural autonome très peu dense, 25,9 % de la population a 65 ans ou plus, contre 18,4 % en urbain. 88 % des communes françaises sont rurales, pour un tiers de la population.
Insee Références, La France et ses territoires, édition 2021, données 2017
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Des zones blanches de l'aide à domicile
La Cour des comptes a établi une cartographie des zones blanches de l'aide à domicile. Les tensions de recrutement y sont « particulièrement marquées dans certains territoires ruraux, de montagne, insulaires ou excentrés », avec pour conséquence « des listes d'attente, des refus ou des ruptures de prise en charge ».
Cour des comptes, La réforme des services autonomie à domicile, juillet 2026
Le poids du secteur
Les services à la personne sont un secteur installé, pas une promesse. Au 1er janvier 2021, la base NOVA recensait 48 663 organismes déclarés, dont 85 % d'entreprises, 12 % d'associations et 3 % d'organismes publics. Le secteur pesait 18 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2019, soit 1,1 % du produit intérieur brut, et 63 % de ce marché va à l'aide à domicile.
Ce qui compte pour vous dans ces chiffres, ce n'est pas leur taille. C'est que 85 % des acteurs soient des entreprises : le secteur n'est plus celui des associations subventionnées qu'il était en 2003, et un entrepreneur y a sa place.
Ce que l'État a mis en face
La loi Borloo de 2005 a posé un cadre fiscal qui tient toujours, et il fait une bonne partie de la demande de ce marché :
- Un crédit d'impôt de 50 % des sommes engagées par votre client, dans la limite de 12 000 € par an — un plafond qui peut monter à 20 000 € sous conditions.
- L'avance immédiate : le crédit d'impôt se déduit directement de la facture, au lieu d'être remboursé l'année suivante. Pour une retraitée qui compte, ça change tout — et c'est une objection de moins pour vous.
- Une TVA réduite, à 5,5 % ou 10 % selon les prestations.
- Le CESU, déclaratif ou préfinancé, qui simplifie le paiement et que beaucoup d'employeurs distribuent à leurs salariés.
Aucun de ces dispositifs n'est un cadeau qu'on vous fait : ce sont des outils que vos clients utiliseront, et que vous devrez savoir leur expliquer. C'est un des neuf modules de la formation.
Et la campagne dans tout ça
Les chiffres ci-dessus valent pour la France entière. Ils masquent une chose que personne ne mesure vraiment : dans les zones rurales et périurbaines, l'offre est la plus faible et l'isolement le plus fort.
Ce n'est pas de la négligence. C'est de l'arithmétique : quand vos clients sont à douze kilomètres les uns des autres, votre modèle doit être construit pour ça dès le départ. La plupart des enseignes ne le sont pas.
Une précision qui compte, et que nous préférons faire nous-mêmes : le taux de perte d'autonomie n'est pas plus élevé à la campagne qu'en ville. Ce qui est vrai, c'est que la population rurale est plus âgée — donc plus de personnes concernées en nombre — et qu'elle est moins servie. La nuance tient en une recherche, et un candidat sérieux la fera.
Nous travaillons ce terrain depuis 2003. C'est le seul que nous ayons.
Le vrai goulot, ce n'est pas la demande
C'est le recrutement. Le secteur cherchera entre 150 000 et 200 000 professionnels supplémentaires d'ici 2050, et les tensions sont déjà là, particulièrement dans les territoires ruraux.
Pour quelqu'un qui ouvre une agence, ça retourne complètement la question. Vous ne vous demanderez pas où trouver des clients : vous vous demanderez comment garder vos intervenantes. C'est la raison pour laquelle nos engagements portent sur elles et pas sur le marketing.
Le marché de votre territoire, on l'étudie pour vous
Une journée en agence, avec notre fondateur en personne. Vous voyez le métier de l'intérieur, vous posez toutes vos questions, et vous repartez libre. C'est la troisième étape de notre parcours, et elle n'engage à rien.